En lisant un magazine dernièrement,je me suis attardé sur quelques lignes qui me parraissent récurrentes dans notre pensée quotidienne:Voici la phrase"...pour se construire il faut se heurter à des limites.Grâce à elles,on peut rencontrer l'autre,et dans l'amour ,l'éblouissement vient de ce que l'on est face à un être humain différent!""cette idée me traverse depuis quelques temps et je pense que cette position de l'Autre" est fausse.Au contraire c'est bien notre humanité qui nous fait nous rencontrer dans notre ressemblance,et nous reconnaitre:nos joies ,nos souffrances,nos désirs,nos plaisirs,nos pensées,nos actions,sont de même nature que ceux de l'ensemble de l'Humanité existante.C'est bien la reconnaissance de notre propre humanité qui nous fait rencontrer l'Autre dans la sienne et non pas dans sa différence,présence vitale identique a la nôtre.Ilfaut cesser de penser l'Autre en terme de différence,car c'est un concept qui n'a pour raison ou pour but,que la reconnaissance de notre petit moi(le mien ,le tien..)et de poser la rencontre en terme de heurt,de choc,de mur,de limite,d'obstacle..etc...donc en terme guerrier.Se confronter à ses limites?...De quelles limites parle-t-on?...L'autre n'est pas une limite ,pour moi,il est une ouverture,sur lui ,moi et nous, une porte ouverte sur une dynamique d'échanges,identitaires,culturels,intellectuels,affectifs,politiques,sexuels,etc...
L'Autre n'est pas une limite,mais un pont vers l'élaboration, revisitée chaque jour,de ce qui fonde l'Humanité,et l'Humanisme.
Jean loup clement (copyright)